Un nouveau livre d'Edith Habersaat

Elle publie un recueil de nouvelles


La Belleviste Edith Habersaat vient de publier aux éditions Slatkine un recueil de nouvelles qui a pour titre A fleur de reflets. Quelle est la source d’inspiration de ces nouvelles? La réponse se trouve en quatrième page de couverture.

On peut y lire ceci: «Les personnages de ces nouvelles sont saisis dans leur quotidien respectif, avec tout ce que celui-ci peut comporter d’inquiétant, de révoltant, de tragique ou de rassurant; les reflets, en somme, de certaines réalités qui bousculent le monde actuel.»

Dans la première nouvelle, intitulée La nuit des étoiles filantes, l’auteur nous parle du chat Vivaldi, abandonné par sa mère au bord de la rivière et recueilli par Marie, l’enfant de la maison. Et voici ce qu’en dit Edith Habersaat, avec son style si caractéristique: «Peu à peu, pourtant, le bleu de tes yeux l’a emporté sur les couleurs sombres de la terre. Ce bleu de la prime enfance: ce bleu qui reflétait tout ensemble celui de l’eau, celui du ciel. Qui a pris par la suite les teintes chaudes des feuilles de l’automne. Pages où s’écrivaient tes élans de tendresse; tes mouvements de colère également. Ou encore les brumes de l’effroi lorsque l’on sonnait à la porte de la villa. Quant au fracas que signaient parfois certaines de tes frasques …»

Dans L’école des femmes de Molière, Agnès dit à Arnolphe, qui lui demandait ce qui s’était passé: «Le petit chat est mort.» Jacques Brel et Renaud ont repris cette expression dans l’une de leurs chansons. Pour sa part, l’auteur de ces nouvelles écrit en guise d’hommage: «Dis-moi, toi qui nous as désormais quittés pour le Pays du Grand Silence, pour le ciel aux étoiles filantes, comment lui annoncer que … »
_____________
Edith Habersaat, A fleur de reflets, 140p., éditions Slatkine, 2017
Retour